Numéro en cours : #1 Le temps qui nous fait
Semestriel – Hiver 2011/2012 – 7 euros – 52 pages – En librairie et sur abonnement

Les agendas sont pleins à craquer, le travail s’intensifie, les écrits sont toujours plus vite périmés mais les tomates, elles, peuvent bien rester trois semaines dans le frigo. Va-t’en comprendre dans quels temps on vit. Partout on nous vend de l’éternité, mais jamais le capitalisme n’a été aussi myope, aussi court-termiste : les licenciements et les désastres d’aujourd’hui font les profits de demain et la misère d’après-demain. C’est donc le rapport au temps lui-même qui est bouleversé par notre civilisation, et qui doit être interrogé à présent. Nos allures de vie et le besoin de les accorder ont surgi en politique grâce aux écologistes, du « On arrête tout » de L’An 01 à Bernard Charbonneau et Serge Moscovici. Il s’agit maintenant de continuer à être à contre-temps, de ne pas se faire emporter par l’immédiateté et par son corollaire, l’obsolescence. Et de reprendre la maîtrise de nos rythmes.

